PARLEZ-MOI DU COVID-19

 ET J’VOUS FOUS MON POING SUR LA GUEULE

(sauf le respect que je vous dois)






 

Tout d’abord une bonne nouvelle : il semblerait que l’espèce humaine survivra au virus. Ensuite il faut dire aux amateurs de vérité, qui ne veulent pas mourir idiots, qu’il ne s’agissait pas d’un virus très dangereux, certes un peu plus sévère que celui de la grippe, mais pour lequel le pourcentage de chances de guérir (97 %), en cas de contamination, semble s’être confirmé. Pourtant ce virus a été capable de ranimer chez l’humain du 21ème siècle des craintes et des comportements semblables à ceux de ses lointains ancêtres ou de certaines colonies de grands singes. Pourtant ce virus, à cause du confinement, a aussi été capable de créer une crise économique mondiale qui n’en est qu’à ses débuts et que beaucoup subiront pendant des années. Car ce virus, bien que relativement peu mortel (le million de morts ne sera sans doute pas atteint soit moins de 0,02% de la population mondiale), est arrivé dans un contexte où nos contemporains ne supportent plus l’idée de la mort, du moins que des morts puissent avoir lieu de manière « anormale », alors qu’il existe une solution, même douloureuse, pour les éviter et c’est donc en raison de critères psychologiques que les responsables de nombreux pays ont décidé de confiner leurs populations. Il faut tout de même admettre que le nombre de décès causés par le COVID-19 a été plus important que celui dû ordinairement à la grippe et se rappeler que les médias, dans le but de nous informer le mieux possible, en ont tenu la comptabilité et ont diffusé les chiffres jour après jour et même parfois heure par heure. Ceci a bien sûr créé une grande inquiétude dans la population, inquiétude que personne n’a cherché à tempérer quand le confinement a été décidé puisqu’il fallait inciter à tout prix les gens à rester chez eux. On a donc certainement exagéré la dangerosité du virus et quand l’on a compris que le confinement ne pouvait durer éternellement, au risque de ruiner les pays, et que le déconfinement a été envisagé, l’on s’est dit que pour faciliter la reprise, alors que le virus pouvait être encore actif avec un nombre de morts non négligeable, il fallait conseiller et même imposer le port de masques, même inefficaces, en insistant lourdement sur le fait que c’était indispensable pour limiter sa propagation et éviter l’arrivée d’une deuxième vague.

Il faut réaliser que le confinement était une très mauvaise solution (mais la seule à notre disposition) car celui-ci a paralysé les économies qui, bien qu’imparfaites et n’intégrant pas encore diverses préoccupations telles que celle de la préservation de la planète, permettaient tout de même d’avoir un certain équilibre. Les semaines et les mois ayant passé, la rupture de cet équilibre va progressivement créer, malgré les mesures de protection qui ont été prises, une crise économique sévère et, s’il ne s’agissait pas de vies brisées et désormais misérables, l’on pourrait presque trouver cocasse que l’être humain ait accepté de saborder son équilibre économique et de ruiner sa vie future face à un virus de dangerosité moyenne.

Pour accepter ça il va donc nous falloir répéter et répéter encore que le virus était « très dangereux » (même si ce n’est pas vraiment le cas) et aussi réfléchir au comportement qu’il conviendra d’adopter si un autre virus de dangerosité semblable venait à apparaitre dans les années à venir ou si le COVID-19 revenait et qu'un vaccin ne soit toujours pas disponible. Je ne suis pas sûr par exemple que la solution du confinement, si nous n'avons rien trouvé d'autre, soit forcément à nouveau choisie si une nouvelle pandémie intervenait dans quelque temps après que l’on ait connu les effets désastreux de la crise économique qui s'annonce.

A l’avenir il faudra donc impérativement imaginer de meilleures réponses que le confinement telles que celle permettant d'avoir une « réaction médicale immédiate » (ce que nous ne savons pas faire actuellement), grâce à la découverte de nouveaux médicaments permettant d’atténuer les effets de virus semblables à celui du COVID-19 ou à la mise au point en un temps très court (et non pas X mois plus tard) de vaccins permettant de les éradiquer.

 

Le rédacteur masqué.

 

 Mai 2020